Caractérisation de populations isolées de Solanum chilense sur les plans morphologique et physiologique et étude des mécanismes génétiques liés à l’auto incompatibilité

(2026)

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La tomate cultivée (Solanum lycopersicum) présente une diversité génétique restreinte résultant de multiples goulots d'étranglement lors de sa domestication, limitant ainsi son potentiel d'amélioration variétale face aux défis climatiques actuels. Les espèces sauvages apparentées, notamment Solanum chilense, constituent un réservoir génétique précieux pour l'introgression de caractères d'intérêt agronomique tels que la tolérance à la sécheresse, la résistance aux pathogènes et l'adaptation aux stress abiotiques. Cette étude vise à caractériser morphologiquement et physiologiquement trois populations isolées de S. chilense provenant du Chili, ainsi qu'à observer des mécanismes génétiques liés à l’auto-incompatibilité chez ces populations. Nous avons d’abord réalisé une caractérisation morpho-physiologique afin de comparer les différentes populations. Elles se différenciaient au niveau de leur nombre de feuilles ainsi que de leur surface foliaire. Au niveau physiologique 2 populations se distinguaient par rapport à leur teneur en chlorophylles, celle du site 4 et du site 6 tandis que le site 7 n’était significativement différent d’aucun des deux sites. Pour ce qui est des autres caractères physiologiques, on n’a pas pu montrer une différence statistique entre les différentes populations ou même au sein des populations. Ensuite nous avons réalisé des analyses biomoléculaires afin de déterminer la présence de différents allèles au sein de nos populations et nous avons su montrer la présence de deux d’entre eux S10 et S16 chez certaines plantes mères. Enfin nous avons réalisé une amplification et un séquençage de HTA et HTB chez certaines plantes mères. Ces analyses ont su montrer la présence d’une insertion de 8 nucléotides au niveau d’un intron chez HTA.