Causes et traitements de l'incontinence urinaire d'effort chez les athlètes féminines
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- L’incontinence urinaire d’effort (IUE) touche environ une athlète féminine sur quatre, avec une prévalence atteignant 80% dans certaines disciplines à hauts impacts. Alors que l’IUE peut affecter négativement la santé mentale et la performance sportive, cette condition reste largement taboue et inadéquatement prise en charge. Ce mémoire poursuit un double objectif : identifier les causes spécifiques de l’IUE chez les athlètes féminines et évaluer l’efficacité des traitements disponibles, en particulier l’entraînement des muscles du plancher pelvien (PFMT). L’analyse de la littérature relève un constat contre-intuitif : contrairement à la population générale incontinente, les athlètes symptomatiques ne présentent pas de déficit de force pelvienne. Leurs muscles du plancher pelvien sont souvent plus hypertrophiés, suggérant une adaptation compensatoire à des dysfonctions sous- jacentes. Plusieurs hypothèses émergent : fatigabilité musculaire à l’effort, retard de la contraction réflexe, synergie abdomino-pelvienne défaillante ou hypertonie pelvienne. Concernant les traitements, le PFMT apparaît comme l’approche la plus sûre et efficace pour améliorer les symptômes et restaurer la fonction pelvienne. Son efficacité repose sur des exercices progressifs, supervisés et accompagnés d’une éducation des athlètes à leur santé pelvienne. Ce travail souligne l’urgence de briser le tabou entourant l’IUE dans le sport et appelle à poursuivre les recherches pour optimiser sa prise en charge.