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Vlasselaer_72611900_2025.pdf
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- Dans un contexte où les enjeux environnementaux sont de plus en plus intégrés aux discours médiatiques, le secteur de la mode, notamment la presse féminine, adopte de plus en plus souvent des codes “verts” pour séduire un lectorat sensibilisé. Ce mémoire analyse la manière dont le magazine Flair construit son discours autour des enjeux de durabilité, en s’interrogeant sur la frontière entre communication verte sincère et greenwashing. L’étude s’appuie sur l’analyse qualitative et quantitative de douze numéros du magazine, à l’aide d’une grille d’analyse permettant de coder à la fois les contenus éditoriaux et publicitaires. Les résultats révèlent une faible proportion de contenus réellement engagés (jamais plus de 13,25 % du contenu rédactionnel total) et une présence ponctuelle, mais notable, de pratiques de greenwashing, particulièrement dans les espaces promotionnels. Les codes les plus récurrents incluent l’usage d’arguments vagues, de labels autodécernés et d’images naturalistes, souvent déconnectés de preuves tangibles. La comparaison de deux numéros (septembre et octobre) met en lumière deux approches contrastées : l’une marquée par un discours écologisant opportuniste, l’autre par une intégration plus cohérente, bien que timide, des enjeux durables. L’étude met également en évidence le rôle structurant des choix publicitaires : la forte proportion de publicités internes au groupe Roularta limite le taux global de greenwashing, mais souligne aussi le poids des contraintes économiques sur la ligne éditoriale. Ce travail conclut que Flair oscille entre sensibilisation réelle et stratégies marketing opportunistes, avec une communication verte marginale et non systématique. Il invite à renforcer la cohérence entre rédaction et régie publicitaire, afin d’éviter l’écueil du greenwashing et de répondre aux attentes croissantes des lectrices en matière d’écologie.