Dans les failles de la gestion sismique au Maroc : analyse comparative et perspectives d’amélioration à partir du modèle japonais

(2026)

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Suite au séisme d’Al Haouz survenu dans la nuit du 8 au 9 septembre 2023, la problématique de la gestion des risques sismiques au Maroc s’impose comme un défi majeur, révélant à la fois des vulnérabilités structurelles et des limites dans la mise en œuvre des dispositifs existants. Dans ce contexte, l’analyse de modèles plus avancés, tels que celui du Japon, offre un éclairage pertinent sur les leviers d’amélioration envisageables. Ce travail s’articule autour de la question suivante : « Comment les défaillances de la gestion post-sismique au Maroc peuvent-elles être analysées et en quoi l’exemple japonais en matière d’anticipation et de préparation peut-il constituer une piste d’amélioration de cette gestion ? ». Afin de mieux comprendre les difficultés observées après ce séisme, ce travail s’appuie sur une méthodologie qualitative combinant plusieurs sources d’information. Une revue de littérature a d’abord été construite, puis complétée par des entretiens semi-directifs auprès de spécialistes ainsi que de résidents ayant vécu le séisme de près. Ensuite une comparaison entre les modèle marocain et japonais a également été réalisée en matière de prévention et de gestion post-sismique. Cette méthode avait pour but de confronter les modèles théoriques avec les réalités du terrain et à identifier les écarts entre les mesures prévues et leur mise en œuvre réelle. Les résultats montrent que les vulnérabilités observées ne se limitent pas au type de matériaux utilisés dans la construction. D’autres facteurs entrent également en jeu, notamment le non-respect des normes parasismiques, certaines contraintes économiques ainsi que les limites des systèmes de contrôle. L’étude révèle aussi des failles au niveau organisationnel dans la gestion de crise, malgré la solidarité locale importante observée lors des premiers jours post-sismiques. En conclusion, la comparaison avec le modèle japonais souligne la nécessité d’opter pour une approche adaptée au contexte marocain, une gouvernance davantage planifiée face aux risques sismiques et une préparation continue des citoyens. À partir de ces constats, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment l’amélioration des normes, la formation des acteurs, la sensibilisation des populations et le renforcement des dispositifs de gestion de crise.