L'utilisation des glucocorticoïdes chez les patients souffrant de Polyarthrite rhumatoïde débutante

(2019)

Files

Bernard_Hugo_43911500Pascal_Dylan_72161500_2018-2019.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 875.08 KB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Introduction : Dans la polyarthrite rhumatoïde débutante (ERA), le traitement reste principalement une association de glucocorticoïdes (GC) et d’un traitement inducteur de rémission (DMARD) selon les recommandations de l’EULAR. En pratique clinique, la prescription des GC reste variable dans l'ERA. En connaissant les effets secondaires multiples causés par les GC nous avons souhaité nous intéresser aux facteurs associés à la prescription des GC et leur influence sur la rémission de la maladie et sur l’indice de masse corporelle (IMC). Méthode : Les patients inclus dans cette analyse ont eu le diagnostic d’ERA entre 01/01/2010 et 01/04/2016 et ont été suivi pendant au moins deux ans dans les Cliniques Universitaires Saint-Luc. Il s’agit d’une étude observationnelle, rétrospective, cas-témoin. Les patients inclus dans le groupe « GC » sont les patients ayant eu des GC pendant la première année suivant le diagnostic d’ERA. Les patients inclus dans le groupe « contrôle » sont les patients n’ayant pas eu des GC pendant la première année suivant le diagnostic d’ERA. Les questions de recherche auxquelles nous avons essayé de répondre sont : - L'association de GC au traitement de fond inducteur de rémission pendant la première année après le diagnostic est-elle associée à de meilleurs taux de rémission à 1 an et à 2 ans? - Quels sont les facteurs associés à la prescription de GC? Parmi les comorbidités associées aux GC, nous avons étudié la surcharge pondérale et l’obésité chez les patients ayant eu ou pas de GC pendant la première année. Résultats : Dans cette étude, 148 patients diagnostiqués avec une ERA ont été inclus, 57 patients (39%) ont reçu des GC et 91 patients (61%) n’ont pas reçu de GC pendant la première année de maladie. Nous n’avons observé aucune différence significative entre les groupes GC et contrôle sur le taux de rémission atteint par les patients que ce soit avec le DAS28-CRP (70% vs 74,1%, p=0,93), le CDAI (48% vs 43,2%, p=0,55), le SDAI (38% vs 40,7%, p=0,75) ou encore le Boolean (28,6% vs 25,6%, p=0,69) sur les 2 ans analysés. L’augmentation de l’IMC n’était pas associée significativement à la prise de GC. Nous avons remarqué un marqueur inflammatoire plus élevé dans le groupe GC indiqué par une CRP moyenne de 7,6 vs. 4,9 pour le groupe contrôle (p=0,033) à 2 ans. Enfin le groupe GC a affiché, à 1 an, une meilleure capacité fonctionnelle avec un HAQ plus faible (0,55 vs 0,7, p=0,001) par rapport à notre groupe contrôle. Conclusion : Les patients traités ou non par GC ont des taux de rémission similaires à un et deux ans. L’impact de GC sur l’augmentation de l’IMC n’est pas significatif dans la cohorte étudiée.