Incontinence urinaire à l'effort chez la femme : motivation et stratégies de pratique, sensibilisation aux formes correctes de pratiques

(2014)

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L'incontinence urinaire est considérée comme une barrière à la pratique physique (Brown & Miller, 2001 ; Nygaard et al., 2005). Elle influencerait négativement l'estime de soi (Norton et al, 1988 ; Peterson, 2008). Cette étude vérifie si les femmes incontinentes ont une moins bonne perception d'elles-mêmes que les femmes continentes grâce à l'inventaire du soi physique (Ninot et al., 2000). La théorie de l'autodétermination (Ryan & Deci, 2000) est aussi questionnée. De plus, l'éventuel conflit pouvant exister entre l'APS et l'estime de soi et ses composants est étudié. Un questionnaire est diffusé auprès de femmes. Les résultats montrent que l'incontinence urinaire à l'effort influence négativement la perception que la femme a d'elle-même, la perception de soi dan plusieurs sous-domaines de l'estime de soi physique, la motivation intrinsèque et la régulation identifiée à l'APS qui sont deux formes d'autodétermination positive pour la pratique. Ces altérations peuvent expliquer en partie la baisse de pratique des personnes ayant de l'incontinence urinaire à l'effort et l'abandon de certaines d'entre elles. Par ailleurs, peu de dames ont une idée exacte de l'influence de l'APS sur l'incontinence. Peu savent que la valence de cette influence dépend du type d'APS pratiquée et que les abdominaux classiques peuvent induire l'incontinence urinaire. Les dames incontinentes semblent mieux informées sur les abdominaux hypopressifs et sur le risque des abdominaux classiques.