Effets des interventions non pharmacologiques sur la spasticité et la fonction motrice chez les adultes atteints de pathologies neurologiques centrales : revue systématique
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- Introduction La spasticité est une complication fréquente des maladies neurologiques touchant le motoneurone supérieur, notamment après un AVC, une SEP, une lésion médullaire ou un traumatisme crânien. Les traitements médicamenteux actuels restent limités par leurs effets secondaires et leur efficacité parfois insuffisante sur la récupération fonctionnelle. Ainsi, les approches non pharmacologiques comme la neuromodulation, la vibration thérapeutique ou l’électrostimulation suscitent un intérêt croissant. Cette revue vise à analyser leur efficacité, leur sécurité et la durée de leurs effets chez les adultes atteints de pathologies neurologiques centrales. Méthode Cette revue systématique a été réalisée selon les recommandations PRISMA 2020 et Cochrane. Six bases de données ont été consultées entre 1990 et mai 2025. Les études incluses comprenaient des essais contrôlés randomisés et des revues systématiques portant sur des interventions non pharmacologiques destinées à réduire la spasticité chez des adultes atteints de lésions du motoneurone supérieur. La qualité méthodologique des études a été évaluée à l’aide des outils RoB-2, AMSTAR-2 et GRADE. Résultats Vingt-et-une études ont été incluses, principalement chez des patients post-AVC, atteints de SEP ou de lésions médullaires. Les résultats montrent que la neuromodulation non invasive, notamment la rTMS et la tDCS, est la plus efficace pour diminuer la spasticité, surtout après un AVC. Les vibrations thérapeutiques et l’électrostimulation périphérique présentent également des effets positifs, tandis que les thérapies physiques montrent des résultats plus variables. Certaines études rapportent aussi une amélioration de la fonction motrice, particulièrement avec la rTMS et les vibrations thérapeutiques. Conclusion Cette revue met en évidence des preuves modérées en faveur de la rTMS-BF et de la vibration thérapeutique comme compléments à la rééducation conventionnelle dans la spasticité post-AVC. Les autres approches, comme la tDCS ou l’électrostimulation périphérique, semblent prometteuses mais nécessitent davantage de preuves avant une recommandation systématique. Des études multicentriques plus standardisées et avec un suivi à long terme restent nécessaires pour confirmer ces résultats et les étendre à d’autres populations neurologiques.