Quels comportements adopter en matière de communication d’entreprise lors d’une crise corporate à l’ère des médias sociaux ? Le cas Bodyminute

(2025)

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Cette recherche porte sur la manière dont une entreprise doit réagir face à une crise corporate sur les réseaux sociaux, à travers l’étude du cas Bodyminute, confrontée en 2024 à une polémique déclenchée par la créatrice de contenu Laurène Levy. Après une revue de la littérature sur les crises organisationnelles, les stratégies de communication de crise et leurs effets sur la réputation, l’analyse s’est concentrée sur les réponses de Bodyminute face aux accusations de harcèlement diffusées en ligne. L’étude révèle que cette crise, évitable et éthiquement sensible, a été aggravée par une mauvaise gestion communicationnelle : déni, attaque de la plaignante, timing défaillant, absence d’excuses, et manque de cohérence stratégique. Ces réactions ont amplifié la viralité du bad buzz et détérioré davantage l’image de l’entreprise. À partir de ce diagnostic, un plan d’actions en deux temps est proposé : d’abord, réparer le préjudice (excuses publiques, retrait de contenus offensants, refonte de la communication), ensuite, repositionner durablement l’entreprise autour de valeurs éthiques et sociétales fortes. Toutefois, certaines limites sont à noter : l’analyse repose uniquement sur des données publiques, la temporalité de l’étude reste courte, et l’interprétation peut être influencée par une subjectivité inévitable. Ces éléments ouvrent des pistes pour de futures recherches : étude des impacts à long terme d’un bad buzz, analyse des perceptions internes et externes post-crise, ou encore comparaison de cas dans d’autres secteurs.