Influence de la politique du logement sur la mobilité résidentielle en Région de Bruxelles–Capitale
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- Ce mémoire analyse dans quelle mesure la politique publique du logement mise en œuvre par la Région de Bruxelles-Capitale influence la mobilité résidentielle des ménages bruxellois. Dans un contexte marqué depuis la fin du XXe siècle par une crise du logement, d’importantes évolutions démographiques compliquent l’élaboration d’une réponse adéquate aux besoins de la population. D’une part, la Capitale est particulièrement ouverte à l’international. Les institutions qu’elle abrite et son statut de pôle attractif attirent des migrants aux profils socio-économiques très variés. D’autre part, la composition de sa population relativement jeune (65,5% de 18 – 64 ans en RBC contre plus ou moins 60% pour les autres régions) , contribue également à augmenter les besoins en logement. Et dernièrement, constat moins positif, qui est peut-être une conséquence de l’inadéquation de l’offre de logement, le solde interne en Région de Bruxelles-Capitale est négatif depuis plusieurs décennies, ce qui traduit une forte mobilité des ménages en dehors de la Région. Selon la littérature, divers facteurs sont identifiés pour expliquer cette tendance : des tailles de logement inadéquates, un cadre de vie qui n’attire pas, un développement des infrastructures de transport qui facilitent l’accès à l’emploi et améliorent la mobilité des individus, … Ce travail se concentre principalement autour du problème de l’accès au logement abordable et décent, facteur susceptible d’influencer les choix résidentiels des ménages. Confrontés à cette problématique de l’accès au logement, les décideurs politiques adoptent des mesures qui suscitent des interrogations de la part des acteurs de la société civile. Plusieurs instruments ont été mis en œuvre afin de soutenir une politique publique du logement en Région de Bruxelles-Capitale : Le Plan régional du Logement, l’Alliance Habitat, le Plan d’Urgence Logement, le Fonds du logement, ... produisant des résultats partiels en vue des objectifs initialement fixés. La question se pose au sein du débat public de savoir si ces dispositifs sont adaptés à la problématique qu’ils sont censés résoudre. Afin de pouvoir évaluer la réception de certains instruments de la politique du logement menée par la Région auprès des citoyens, des entretiens semi-directifs sont menés au sein de différents quartiers. L’objectif de ces entretiens est de déterminer via une approche qualitative comment la population appréhende la crise du logement, comment elle perçoit la réponse des pouvoirs publiques à ce problème et en dernier lieu, comment ces politiques influencent leurs choix résidentiels.