Eduquer et punir : comment les professionnels impliqués dans le placement des mineurs en IPPJ se postionnent-ils face à cette ambivalence?
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- Les Institutions publiques de protection de la jeunesse accueillent des jeunes ayant commis des faits qualifiés d’infraction (FQI). La philosophie d’accompagnement des mineurs ayant commis des FQI a profondément changé depuis l’entrée en vigueur du décret du 18 janvier 2018 portant le Code de la prévention, de l’aide et de la protection de la jeunesse. Une approche éducative et restauratrice est alors mise en place tout en gardant les jeunes privés de liberté. Une tension apparaît alors entre les deux approches, on veut éduquer les jeunes vis-à-vis de leur acte, mais en même temps on les punit en les privant de leur liberté. Cette tension peut être ressentie par les jeunes ainsi que par les professionnels impliqués dans la décision de placement. C’est pourquoi nous sommes allés à la rencontre de plusieurs professionnels exerçant une fonction spécifique dans ce placement afin de comprendre leur perception de cette ambivalence. Comment la perçoivent-ils ? Quel élément peut influencer cette perception ? Et surtout cette perception change-t-elle en fonction du moment d’intervention des professionnels ?