Quand l’inclusion scolaire devient un défi : le vécu des enseignants face au TDAH en FWB

(2026)

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L’inclusion scolaire des élèves atteints d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) a fait l’objet de plusieurs réformes en Fédération Wallonie-Bruxelles, notamment dans le cadre de différents décrets portant sur les élèves à besoins spécifiques (Fédération Wallonie-Bruxelles, 2017). Les enseignants travaillant quotidiennement avec ces élèves doivent dès lors s’adapter régulièrement et suivre des directives qui leur sont imposées (Curchod-Ruedi et al., 2013) sans être réellement outillés (Duchaine & Gaudreau, 2021 ; Martinussen et al., 2011), ce qui peut déstabiliser ou non certains enseignants dans leur vécu professionnel (Simon, 2024 ; Zee & Koomen, 2016). Ce mémoire aborde une question centrale : « Comment le SEP des enseignants se manifeste-t-il dans leur vécu de l’inclusion des élèves TDAH ? ». Pour y répondre, une approche mixte est réalisée. Tout d’abord, une recherche qualitative a été menée auprès de quatorze enseignants de l’enseignement ordinaire primaire. Des entretiens semi-directifs (Sauvayre, 2021 ; Van Campenhoudt et al., 2017) ont permis de réaliser une analyse horizontale (Blais & Martineau, 2006 ; Lejeune, 2014) pour découvrir les concepts les plus souvent cités par les enseignants interrogés. Ensuite, les enseignants ont été classés en deux profils distincts grâce à leurs réponses données dans le questionnaire Inscola provenant des items de l’échelle de Schwarzer et Jérusalem (1995). Cette recherche quantitative a permis de découvrir quels étaient les enseignants avec un SEP moyen et ceux avec un SEP élevé. Les résultats montrent que les enseignants avec un SEP moyen vivent l’inclusion des élèves TDAH comme un échec personnel s’ils ne voient pas d’évolutions dans ce qu’ils entreprennent et qu’ils ont parfois l’impression de bricoler. Ils se sentent seuls, perçoivent souvent des émotions négatives et ne reçoivent que très peu de feedbacks des personnes pouvant les entourer. Pour eux, parler, c’est une manière de vider leur sac. Les enseignants avec un SEP élevé osent expérimenter. Ils n’hésitent pas à observer leurs collègues et à utiliser des méthodes qui ont fonctionné. La présence des personnes externes est importante. S’ils réussissent à dépasser les situations de crise, ils en ressortent vainqueurs. Et s’ils vivent des émotions négatives, ils arrivent à les dépasser. Afin de renforcer la portée de ces résultats, il serait pertinent de constituer un échantillon de taille équivalente pour chacun des profils de SEP étudiés.