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Bosmans_10082301_2026.pdf
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- Depuis la fin des années 1970, la Chine est passée d’un pays majoritairement rural et appauvri à la deuxième économie mondiale, au prix d’une industrialisation rapide, d’une dépendance massive au charbon ainsi que de profondes fractures sociales et territoriales. Ce mémoire analyse comment ce « miracle » de rattrapage, fondé sur le compromis implicite « polluer d’abord, dépolluer plus tard », a produit des coûts environnementaux, sanitaires et sociaux considérables, tout en sortant des centaines de millions de personnes de l’extrême pauvreté. L’étude montre ensuite comment les autorités chinoises ont progressivement intégré l’enjeu écologique au cœur de leur projet politique, à travers le discours de « civilisation écologique », le développement de politiques industrielles vertes et la montée en puissance des énergies renouvelables et des technologies bas carbone. Elle met en lumière les logiques de « verdissement autoritaire » et le rôle d’une constellation d’acteurs (Parti, gouvernements locaux, entreprises publiques et privées, ONG environnementales, institutions internationales) dans la mise en œuvre d’une transition écologique à la fois ambitieuse et profondément contrainte. Enfin, le mémoire déplace le regard vers l’extérieur en examinant la projection internationale de cette transition, via l’accaparement des ressources, les investissements dans le cadre de la Belt and Road Initiative et la construction d’une « puissance écologique » chinoise. Il montre que la Chine apparaît simultanément comme un acteur indispensable de la transition mondiale et comme l’un des principaux foyers de ses contradictions, reconfigurant en permanence les liens entre influence géopolitique, modèle de développement et soutenabilité écologique.