Processus d'homophilie à l'œuvre dans les relations d'amitiés entre harceleurs scolaires : influence ou sélection ? Une étude exploratoire via l'Analyse par Réseau Social.

(2020)

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La dimension sociale du harcèlement scolaire est aujourd’hui reconnue par la majorité des chercheurs. Certaines études se sont d’ailleurs intéressées aux amitiés et au processus d’homophilie dans le harcèlement. L’homophilie est un concept qui signifie que les élèves ont une plus grande probabilité d’être amis avec des élèves qui leur ressemblent (McPherson, Smith, & Cook, 2001). Dans ce mémoire nous allons plus spécifiquement nous focaliser sur le processus de sélection et celui d’influence. En effet, notre but est d’identifier quel processus de l’homophilie est principalement impliqué dans les relations de harcèlement. Notre étude a été menée auprès de 1226 élèves de 4, 5 et 6ème primaire provenant de 9 écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans ce mémoire, le harcèlement sera évalué au moyen de données auto- mais aussi hétéro-rapportées. Ces données seront interprétées en utilisant une méthodologie encore peu utilisée dans le domaine du harcèlement qui est l’analyse par réseau social. L’analyse par réseau social est une méthode relativement exploratoire qui comprend la création d’un graphe pour résumer les données. Grâce à cette représentation globale de toutes les relations sociales d’une classe, il est plus aisé de comprendre l’évolution de comportements et des amitiés. Nos analyses nous sont permis d’observer que bien que plusieurs processus soient décrits dans la littérature, certaines relations n’ont pu être analysées par manque d’informations. Cependant, il a toutefois été possible de conclure que le processus d’homophilie principalement présent dans les amitiés entre harceleurs est l’influence. Cependant, dans l’étude de Huitsing et collègues (2019) c’est le processus de sélection qui a été identifié comme dominant dans les amitiés entre harceleurs. Notre recherche vient donc compléter les conclusions d’études antérieures. Enfin, nous recommandons pour d’éventuelles recherches futures d’augmenter la fréquence des collectes de données (pour observer les évolutions de relations et de comportements de façon plus longitudinale) et/ou d’augmenter l’intervalle de temps sur lequel les mesures sont prises (pour laisser le temps aux relations d’évoluer) afin d’augmenter encore le nombre de relations pouvant être interprétées.