Proposition d’un protocole simplifié pour le programme de sciences participatives Lichens GO
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- La qualité de l’air demeure une préoccupation environnementale et sanitaire importante qu’il est nécessaire de surveiller. Les limites des mesures conventionnelles ouvrent la voie au développement de nouvelles méthodes, telle que la bioindication par les lichens. Cette méthode peut s’étendre au travers de programmes de sciences participatives comme Lichens GO. Cependant, son protocole reste, aujourd’hui encore, trop complexe pour certains publics, tels que les scolaires et les novices. L’objectif de ce mémoire est par conséquent de proposer une version simplifiée du protocole actuel : (1) en identifiant au travers d’une enquête les difficultés rencontrées et (2) en concevant et en testant des scénarios de modifications pour y répondre. Les retours des participants ont montré que les plus gros problèmes résidaient au niveau de la longueur de l’activité ainsi qu’au niveau de la difficulté d’identification des taxa. Dans le but d’y répondre, deux changements principaux ont été retenus : une réduction du nombre de taxa de 35 à 10, ainsi qu’un changement de la méthode de quantification du recouvrement, passant du quadrat à une estimation visuelle par échelle à quatre classes. La réduction du nombre de taxa, évaluée quantitativement par dégradation de jeux de données, a montré une dégradation de certains indices mais une conservation possible de certains autres. La comparaison des erreurs obtenues à partir de combinaisons de 10 taxa a également pu situer le choix posé comme relativement bon. L’évaluation de la méthode de quantification s’est appuyée sur une série de tests réalisés auprès de participants (scolaires et non-scolaires), à distance et à Louvain-la-Neuve. Les participants ont appliqué deux scénarios se distinguant par la méthode d’estimation du recouvrement, permettant de recueillir leurs ressentis par rapport aux modifications proposées. Les deux scénarios se sont montrés plus rapides et plus accessibles, chacun présentant ses propres forces et faiblesses. Les relevés réalisés sur un même site à Louvain-la-Neuve ont ensuite été comparés entre groupes, entre participants et expert, et entre scénarios, mettant en avant une subsistance de variations inter-groupes et des écarts relativement importants à la réalité. L’ensemble de ces résultats a finalement permis d’affiner la réflexion autour du protocole simplifié.