Activité physique et bien-être au travail : le rôle du stress professionnel et de l’auto-efficacité professionnelle, sous l’influence du soutien organisationnel perçu
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- Au cours des dernières années, le bien-être au travail est devenu une préoccupation importante pour les organisations, conduisant notamment au développement d’initiatives visant à promouvoir la santé des travailleurs. Dans ce contexte, l’activité physique constitue une piste particulièrement intéressante au regard de ses nombreux bénéfices sur la santé physique et psychologique. Toutefois, les mécanismes par lesquels sa pratique peut être liée au bien-être dans le contexte professionnel restent encore à approfondir. C’est dans cette perspective que s’inscrit le présent mémoire, qui vise à mieux comprendre les liens entre l’activité physique et le bien-être au travail. Plus précisément, cette recherche distingue deux dimensions de l’activité physique, à savoir la fréquence de pratique et l’effort perçu, et examine leurs relations avec la satisfaction au travail et l’implication organisationnelle affective. Elle s’intéresse également au rôle du stress professionnel et de l’auto-efficacité professionnelle comme mécanismes susceptibles d’intervenir dans ces relations, ainsi qu’au rôle modérateur du soutien organisationnel perçu. Dans un premier temps, ce mémoire présente les principaux concepts théoriques mobilisés et les connaissances issues de la littérature scientifique, sur la base desquels le modèle de recherche et les hypothèses ont été élaborés. Dans un second temps, une étude quantitative transversale menée auprès de 202 travailleurs à l’aide d’un questionnaire en ligne permet de tester les relations proposées. Les résultats mettent en évidence une relation plus complexe qu’attendu entre l’activité physique et le bien-être au travail. La fréquence de pratique est positivement associée à l’auto-efficacité professionnelle, mais n’est pas directement associée à la satisfaction au travail ou à l’implication organisationnelle affective. Aucune relation significative n’est par ailleurs observée entre les deux dimensions de l’activité physique et le stress professionnel. Celui-ci est néanmoins associé à une satisfaction et à une implication organisationnelle affective plus faibles, tandis que l’auto-efficacité professionnelle est positivement associée à ces deux indicateurs. Les analyses de médiation montrent également que la fréquence de pratique est indirectement associée à la satisfaction au travail et à l’implication organisationnelle affective par l’intermédiaire de l’auto-efficacité professionnelle. L’effort perçu présente, quant à lui, une relation négative avec la satisfaction au travail, contrairement à la direction attendue. Enfin, le soutien organisationnel perçu ne modère aucune des relations envisagées. Dans l’ensemble, ces résultats invitent à nuancer l’idée selon laquelle une pratique plus importante de l’activité physique serait systématiquement associée à un meilleur bien-être au travail. Ils soulignent notamment l’intérêt de distinguer les différentes caractéristiques de cette pratique et suggèrent que la fréquence de l’activité physique pourrait être liée au bien-être professionnel par l’intermédiaire de certaines ressources personnelles, telles que l’auto-efficacité. Enfin, ce mémoire discute ces résultats à la lumière de la littérature existante, en présente les principales limites et pistes de recherche futures, ainsi que leurs implications pour les organisations.