Sous quelles conditions la pratique du coworking facilite-t-elle la socialisation des connaissances individuelles entre professionnels ? Étude exploratoire au sein d’espaces de coworking généralistes et spécialisés en Belgique

(2025)

Files

BEELE_45841800_BEELE_28362000_2025.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 2.07 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Dans un contexte de forte croissance des espaces de coworking ces dernières années en Belgique, ce mémoire a pour but d'explorer la façon dont la pratique du coworking influence les dynamiques de partage de connaissances entre professionnels. À travers une revue de littérature détaillée et une enquête empirique adoptant une approche qualitative et exploratoire se basant sur des entretiens semi-directifs avec des coworkers de différents espaces généralistes et spécialisés situés à Bruxelles et en Wallonie, ce mémoire analyse les conditions facilitant la socialisation des connaissances individuelles tacites entre coworkers. Pour ce faire, l’étude mobilise notamment la théorie de la diffusion des connaissances de Nonaka et Takeuchi via le modèle SECI et la notion de ba, ainsi que les travaux de Zheng (2017) développant les facteurs influençant le partage de connaissances et le modèle de Cabrera et Cabrera (2005) centré sur les freins du partage de connaissances en contexte organisationnel.​ Les résultats révèlent que la socialisation des connaissances individuelles tacites dépend de conditions individuelles, organisationnelles et culturelles, telles que la motivation, la confiance et la fréquence des interactions informelles. Un environnement favorable, combinant esprit de communauté, aménagement adapté et événements dédiés, s’avère essentiel pour encourager les échanges entre coworkers. L’étude propose différentes recommandations à destination des gestionnaires d’espaces de coworking et a permis de mettre en lumière des dynamiques riches et nuancées, révélant que les espaces de coworking, bien qu’en dehors du cadre traditionnel des organisations, fonctionnent selon des logiques analogues à celles identifiées dans la littérature sur la gestion des connaissances en entreprise.