Les impacts socio-économiques des pratiques grh liées aux étudiants dans le secteur de l’horeca, particulièrement dans la restauration rapide

(2026)

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Dans un contexte marqué par l’intensification de la concurrence, la recherche de flexibilité organisationnelle et la standardisation du travail, les entreprises de la restauration rapide recourent massivement à la main-d’œuvre étudiante afin de répondre à des exigences de réactivité, de maîtrise des coûts et d’adaptation aux fluctuations de l’activité. Ce travail de fin d’études interroge les impacts socio-économiques des pratiques de gestions des ressources humaines (GRH) liées à l’emploi des étudiants dans le secteur de la restauration rapide, à travers l’étude de cas de l’établissement Pizza Hut de Waterloo. Il vise à comprendre comment les pratiques de recrutement, de formation, de planification et d’encadrement des étudiants s’inscrivent dans les logiques organisationnelles propres au secteur. Cette recherche examine ainsi la manière dont les pratiques de GRH structurent l’expérience du travail des étudiants et participent à la gestion de la flexibilité au sein de l’organisation. L’analyse s’appuie sur une démarche qualitative, fondée sur des entretiens semi-directifs menés auprès d’une Market Manager, d’un Lead Manager et de deux étudiants, dont un est polyvalent et l’autre est shiftleader, travaillant tous deux au sein du Pizza Hut de Waterloo. Cette méthodologie permet de confronter les éléments théoriques aux réalités opérationnelles du terrain et d’apporter une meilleure compréhension des pratiques de gestion mises en œuvre dans le secteur de la restauration rapide dans l’établissement étudié. Les résultats montrent que la fonction RH est fortement décentralisée vers le manageur de proximité, qui joue un rôle central dans le recrutement, la formation, la planification et le suivi quotidien des étudiants. L’analyse met également en évidence l’importance de la flexibilité, qui apparaît à la fois comme un critère à l’embauche, une nécessité opérationnelle et un outil de gestion économique. Le recours aux étudiants permet ainsi de répondre aux variations de l’activité, mais il entraîne aussi des effets organisationnels, notamment en matière de stabilité des équipes, de turnover et de dépendance potentielle à cette main-d’œuvre. Enfin, les entretiens révèlent que le travail étudiant est principalement motivé par des raisons financières, tout en produisant des effets ambivalents sur le parcours académique. S’il peut favoriser l’acquisition d’une première expérience professionnelle, il peut également générer fatigue, baisse de concentration et difficultés de conciliation entre les études et l’emploi. Ainsi, le recours aux étudiants constitue une ressource stratégique pour l’entreprise, mais soulève également des enjeux humains, organisationnels et académiques.