Impact carbone de trois analyses gynécologiques en milieu hospitalier : Test HPV PCR, analyse cytologique & co-test
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- Compte tenu des effets néfastes du changement climatique sur la santé et de la contribution du secteur des soins de santé aux émissions de gaz à effet de serre, intégrer la dimension de l’écologie à la pratique des soins est crucial. Cette étude s’inscrit dans cet objectif, en visant à quantifier l’empreinte carbone de trois procédures de dépistage gynécologique : le test HPV par PCR, l’analyse cytologique et la combinaison des deux, au sein du CHU de Mont-Godinne. Les différentes étapes des procédures pathologiques, de la production de matières premières à la fin de vie des consommables, ont été prises en compte pour l’évaluation de l’émission des gaz à effet de serre. Cette analyse a été faite en suivant les normes d’une Analyse de Cycle de Vie. Tous les consommables et solutions utilisés au cours des procédures, ainsi que l’électricité nécessaire et les déchets, ont été répertoriés. Les émissions liées à un test PCR s’élèvent à 0,9 kg CO2eq, 2 kg CO2eq pour une analyse cytologique et à 2,4 kg CO2eq pour la combinaison des deux. À l’échelle annuelle, les émissions associées aux tests cytologiques (12.600 kg CO2eq) sont équivalentes à près de deux fois le tour de la terre, en voiture thermique. Parmi ces émissions, le secteur le plus émetteur est celui relatif aux différents trajets qui séparent l’hôpital des lieux de prélèvements. Ces résultats permettent d’énoncer des pistes de réflexion afin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, notamment en optimisant la logistique des prélèvements, dans le cadre de cette analyse en milieu hospitalier.