Lecture et voies visuelles : La théorie magnocellulaire et l'impact du filtre vert sur la production d'erreurs miroirs chez les enfants dyslexiques

(2022)

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De nombreux débats persistent concernant les étiologies de la dyslexie développementale. L’un d’entre eux se rapporte à un dysfonctionnement de la voie magnocellulaire, impliquée dans le traitement visuel. Notre premier objectif a été d’analyser les relations entre ce trouble et deux tâches évaluant la voie magnocellulaire. Aucune différence n’a pu être mise en évidence entre le groupe dyslexique et le groupe contrôle. En revanche, nos études de cas sont parvenues à démontrer un dysfonctionnement de la voie M chez 4 et 16% des participants dyslexiques selon les tâches. Un autre participant présentait quant à lui, un meilleur fonctionnement magnocellulaire que le groupe contrôle. Cette altération ne serait donc pas une caractéristique propre à l’ensemble de la population dyslexique. Nous avons ensuite questionné la relation existante entre la dyslexie et la production d’erreurs miroirs lors d’une tâche de lecture. En dépit de certaines divergences d’opinions au sein de la littérature, les enfants du groupe dyslexique ont commis davantage d’erreurs de ce type que les enfants tout-venant. Notre souhait a dès lors été d’investiguer de potentiels outils pour pallier cela. Nous avons finalement appliqué un filtre vert afin d’en observer les effets sur les performances en lecture d’enfants dyslexiques. Nos analyses démontrent une amélioration générale des performances, davantage marquée dans la condition contenant des erreurs miroirs. Cependant, cette amélioration ne se limite pas exclusivement aux enfants atteints de dyslexie.