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Smoes_64902000_2025_Annexe1.pdf
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- Ce mémoire s’intéresse au budget mobilité, un concept mis en place en Belgique pour encourager les travailleurs à opter pour des moyens de transport durables en échange de leur voiture de société. Conçu comme un outil de transition vers un report modal, ce dispositif vise à répondre à deux enjeux majeurs : la réduction des émissions de gaz à effet de serre en favorisant l’utilisation de modes de transport plus durables et la lutte contre la congestion routière. Cependant, bien qu’il incarne une volonté de repenser les pratiques de déplacement, le budget mobilité présente certaines limites susceptibles d’en freiner l’impact réel. C’est dans cette perspective que ce mémoire s’intéresse à la problématique suivante : « Le budget mobilité incite-il réellement au report modal ? » Afin de structurer l’analyse et d’apporter une réponse argumentée à cette problématique, une question de recherche a été formulée : « Dans quelles mesures le budget mobilité favorise-t-il un report modal ? » Afin de répondre à cette problématique et question de recherche, plusieurs enquêtes qualitatives ont été menées auprès d’entreprises situées à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre, couvrant divers secteurs d’activité. Cette approche a visé à mettre en évidence les disparités régionales et organisationnelles dans l’adoption du budget mobilité, ainsi que les conditions concrètes dans lesquelles ce dispositif permet effectivement une transition vers un report modal. Il ressort des principaux résultats obtenus que ce budget reste encore peu adopté dans sa forme officielle telle que définie par gouvernement. Plusieurs obstacles à la mise en œuvre du budget mobilité ont été identifiés. Même lorsqu’il est instauré, les options durables de celui-ci ne sont pas systématiquement privilégiées par les travailleurs. Ces freins et limites s’expliquent notamment par le manque d’infrastructures adaptées, la nature de l’activité de l’entreprise, la méthode de calcul du budget, les conditions d’accès au budget et à certains de ses composants, ainsi qu’une connaissance encore limitée du dispositif. La voiture, qu’elle soit octroyée comme un véhicule de société classique ou choisie par l’employé au sein du budget mobilité, reste souvent le mode de transport privilégié. Cette tendance palie à l’objectif initialement recherché par le gouvernement : le report modal.