Étude de la résilience du réseau d’interactions plantes-abeilles sauvages face à la fragmentation des pelouses calcaires en région Wallonne

(2025)

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Les populations d’abeilles sauvages subissent un déclin marqué, en grande partie dû à la fragmentation des habitats naturels. Parmi les facteurs influençant cette dynamique, la connectivité écologique entre les pelouses calcaires joue un rôle clé dans le maintien des interactions mutualistes entre plantes et pollinisateurs. Ces pelouses, semi-naturelles, sont issues de pratiques pastorales traditionnelles aujourd’hui en recul. Ce mémoire évalue l’impact de la fragmentation paysagère sur la structure des réseaux plantes–abeilles sauvages dans les pelouses calcaires de la Calestienne, en région wallonne, à travers dix sites étudiés. Des relevés floristiques et d’interactions abeilles-plantes ont été croisés avec des analyses spatiales via le logiciel Graphab. L’analyse s’appuie sur trois indicateurs d’interactions : la connectivité, le nestedness et la modularité, ainsi que deux métriques paysagères : IF et BC. Les résultats montrent que les pelouses mieux connectées présentent des réseaux plus stables, tandis que les sites isolés sont plus spécialisés et fragiles. Le pâturage extensif se révèle bénéfique pour la diversité, notamment au printemps. Les données confirment que la structure du paysage module la résilience des réseaux écologiques. Ces résultats soulignent l’urgence d’intégrer des critères de connectivité dans les stratégies de conservation des milieux ouverts et des pollinisateurs sauvages.