Les facteurs individuels, sociétaux et organisationnels de la sous-représentation des femmes en finance et le rôle de l’éducation financière dans la réduction de ces inégalités
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- Les secteurs financier et boursier, bien que cruciaux pour l’économie mondiale, souffrent d’une sous-représentation significative des femmes à tous les niveaux, qu’il s’agisse de leur faible présence dans les postes à responsabilité ou de leur moindre implication dans l’investissement boursier. Cette sous-représentation comporte des conséquences économiques et sociales évidentes, dont il importe d’en identifier la cause. À travers une approche pluridisciplinaire mêlant sociologie, psychologie sociale et économie comportementale, nous tenterons de mettre en lumière l’impact des stéréotypes de genre, des biais implicites et de l’auto-censure sur les trajectoires professionnelles et les décisions financières des femmes. Après avoir dégagé les facteurs cognitifs, sociaux et institutionnels contribuant à la sous-représentation des femmes en finance, l’étude se propose d’explorer une solution, en répondant à la question de recherche « Comment l’éducation financière peut-elle faciliter l’inclusion des femmes dans le secteur financier ? ». L’accent est donc mis sur le rôle central de l’éducation financière comme levier d’émancipation, de confiance en soi et d’inclusion. Pour comprendre ces dynamiques, l’étude mobilise une méthodologie qualitative basée sur un questionnaire diffusé en ligne (70 répondant·es) et cinq entretiens semi-directifs menés auprès de professionnel·les du secteur. Les résultats révèlent une combinaison de freins individuels, organisationnels et sociétaux, mais également une forte demande de la part des femmes pour des dispositifs pédagogiques plus accessibles, concrets et adaptés. L’étude ébauche enfin quelques recommandations pour favoriser une finance plus inclusive et égalitaire.