Etude d’intervention en orthographe auprès d’élèves de quatrième primaire. Comparaison des effets de l’écriture manuscrite par rapport à l’écriture au clavier sur l’apprentissage de l’orthographe lexicale et de la lecture

(2025)

Files

Doguet_52872200_2025.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 1.36 MB

Doguet_52872200_2025_Annexes.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 3.18 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Les mouvements de la main, ainsi que les processus cognitifs afférents, impliqués lors de l’écriture manuscrite sont défendus par plusieurs auteurs pour leurs bénéfices sur les apprentissages. Pourtant, force est de constater que le numérique trouve une place de plus en plus présente dans les établissements scolaires. À cet égard, les études portant sur les impacts de cette nouvelle modalité d’écriture se multiplient au fil des années mais se révèlent parfois contradictoires et peinent à établir un consensus sur son incidence bénéfique ou néfaste. Avec cette toile de fond, cette étude d’intervention visait à explorer les effets de l’écriture manuscrite comparativement à l’écriture au clavier, sur les apprentissages. Plus précisément, la focale a été mise sur les compétences en orthographe et en lecture. Cinquante élèves de quatrième primaire ont été répartis aléatoirement en trois groupes : manuscrit, clavier et contrôle. L’intervention, de huit semaines, portait sur l’apprentissage de trente mots entrainés soit manuscritement, soit au clavier, selon la modalité attribuée. Trois hypothèses ont été au cœur de nos questionnements : (1) progression des performances pour les deux groupes expérimentaux ; (2) progression plus marquée pour le groupe manuscrit pour les compétences en orthographe ; (3) progression plus marquée pour le groupe manuscrit pour les compétences en lecture. Les scores obtenus à l’ensemble des tâches administrées en pré-test et en post-test ont été soumis à des ANOVA à mesures répétées. Des tendances en faveur de nos hypothèses ne les valident que partiellement. En effet, des analyses complémentaires montrent que le groupe manuscrit présente une amélioration significativement plus importante que le groupe contrôle pour une mesure – précision en orthographe en dictée manuscrite. Toutefois, aucune différence significative entre les deux modalités d’écriture n’a été établie. La confrontation des résultats avec les fondements théoriques révèle autant de convergences que de divergences, témoignant de la complexité des relations qui s’établissent entre modalités d’écriture et apprentissage. Il demeure néanmoins essentiel de poursuivre les investigations dans ce domaine avec une attention particulière portée aux limites identifiées.