Comment les enseignants du premier degré secondaire vivent-ils la reconnaissance au travail au quotidien ? Développent-ils des stratégies défensives en cas de manque de reconnaissance ?

(2019)

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Depuis quelques années, la Nouvelle Gestion Publique s’est installée dans l’enseignement pour améliorer l’efficacité éducative et réduire les inégalités entre élèves. Elle tente de standardiser les procédures de travail et de contrôler les résultats des professionnels. Or, cette tentative de simplification de la profession omet de prendre en compte les réalités du terrain, ce qui serait considéré par les enseignants comme un manque de reconnaissance à l’égard de leur travail. Nous nous sommes donc intéressés à la manière avec laquelle les enseignants du secondaire vivent la reconnaissance au travail au quotidien dans l’ère de la Nouvelle Gestion Publique en nous basant sur l’approche de la psychodynamique du travail de Dejours ainsi que sur la théorie de Brun et Dugas relative à l’expression de reconnaissance au travail. Nous avons réalisé douze entretiens semi-directifs individuels auprès d’enseignants du premier degré de l’enseignement secondaire issus de deux établissements socialement et scolairement contrastés. Nous avons constaté que les enseignants interrogés attendent de la reconnaissance au travail essentiellement de la part des élèves et de la direction. De plus, la reconnaissance de la pratique du travail par la hiérarchie serait une source plus importante que les autres aux yeux des enseignants, permettant une expérience positive du travail au quotidien.