Les discours sur le concept de masculinité dans la littérature psychanalytique contemporaine : une revue critique de la littérature.
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- Si la psychanalyse porte en elle-même une exigence d'historicisation des savoirs et d'autoréflexivité (e.g. Freud, 1937), l'usage actuel de ses théories fondatrices est critiqué par certain·es psychanalystes et théoricien·nes/philosophes post-structuralistes féministes ou queer (e.g. Irigaray, Butler, Wittig, De Lauretis, Laufer, Ayouch, Bourlez, Preciado, Stona, Rubin, Saez, Sedgwick) pour le discours normatif qu’il produit. Le manque d’autoréflexivité face aux nouvelles questions de genre et l’usage des théories hétéro-cis-blanches-patriarcales qui fondent la psychanalyse entretiennent un discours normatif et participent à l’échec de l’historicisation des savoirs psychanalytiques ; les individus troublant ou ne correspondant pas à ces normes sont souvent invisibilisés ou pathologisés (e.g. McDougall, Melman, Morel, Stoller, Chiland). Dans la subjectivation des individus, les notions de fantasme, de développement psychosexuel et de rapport aux masculinités sont mobilisées. Comment s’écrivent alors les discours sur les masculinités dans la littérature psychanalytique contemporaine ? Par une analyse de discours foucaldienne, la revue critique de la littérature met la psychanalyse à l’épreuve de la contemporanéité par l’historicisation de ses savoirs et l’autoréflexivité de ses discours, au travers des dispositifs de savoir-pouvoir. L’étude analyse la problématisation des sujets, la description de leur subjectivation et de leur régulation dans leur articulation à la subjectivation des hommes, en rapport au concept de masculinité. L’étude soutient l’émergence des discours post-structuralistes féministes et queer en psychanalyse pour l’évolution de la théorie, de ses discours et de sa pratique.