L’impact du microclimat sur le développement larvaire et pupal de "Pararge aegeria"
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- Au cours de leur vie, les insectes peuvent subir une série de changements anatomiques et physiologiques influencés par un grand nombre de facteurs. L’une de ces influences encore mal connue est l’impact de conditions microclimatiques, appelé microclimatic cooling, causées par les rejets atmosphériques azotés sur le développement précoce des insectes. En effet, les rejets azotés induisent une croissance végétale exacerbée qui crée un milieu dense et plus frais car les rayons solaires n’atteignent pas les larves cachées dans l’amas de hautes herbes. La présente étude ciblera le développement précoce de "Pararge aegeria" tout en essayant d’établir le lien entre ces conditions climatiques et la survie des larves, leur poids, ainsi que leur temps de développement. Pour simuler ces conditions, on a fait varier la densité des brins de gazon de chaque pot, comprenant quatre chenilles, qui ont été placés à soit à l’ombre, soit au soleil. Les résultats indiquent que la température avait un effet négatif sur le temps de développement, contrairement à l’humidité relative. Cependant, aucun facteur expérimental n’a eu d’effet significatif sur les facteurs biotiques d’intérêt, bien que le traitement OE (ombre – épars) tende à prolonger de peu le développement et à réduire le poids, alors que le traitement SD (soleil – dense) tend à l’augmenter. À noter qu’il s’est avéré que la température tendait à accélérer le développement, contrairement à l’humidité relative. Au niveau des différences entre les mâles et femelles, ces dernières présentaient un poids supérieur à celui des mâles, lesquels se développaient plus rapidement. Finalement, le taux de survie observé était élevé (≈ 84%). Les résultats suggéreraient que "P. aegeria" a bien toléré les conditions expérimentales. Cette étude permet d’affiner les méthodologies pour des travaux à venir et ouvre des perspectives pour mieux comprendre l’influence des microclimats sur le développement de cette espèce, ceci afin de mieux anticiper la réponse des populations aux variations environnementales.