"Pédagogie nomade" : expérience de pédagogie autogestionnaire : quelles sont les raisons qui ont amené quelques élèves à fréquenter cet établissement, à y rester ou à le quitter ?

(2010)

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Dans cette recherche nous avons tenté d’analyser le vécu de l’articulation travail/famille/formation chez les étudiants et étudiantes inscrites aux facultés de la FOPES et de la FOPES. Une première hypothèse consistait à considérer que cette articulation serait, objectivement et subjectivement, différente en fonction du genre. Plus précisément, nous pensions que quel que soit le sexe des personnes, des tensions temporelles allaient émerger, poussant chacun à devoir renoncer à un certain nombre de tâches et/ou d’activités. Selon nous, une différence de genre pouvait émerger dans le type de tâches ou d’activités délaissées. Pour le vérifier, nous avons diffusé un questionnaire où nous interrogions les étudiants et les étudiantes sur le vécu et la perception des difficultés et des adjuvants relatifs à l’articulation de leurs engagements. D’une manière générale, nous avons été amenées à constater que globalement, une difficulté à synchroniser les différents rythmes et activités quotidiennes était apparue quel que soit le sexe des personnes. De plus, l’analyse des activités évoquées a mis en évidence que c’est au sein de la sphère familiale que s’expriment le plus de tension. Les activités liées à la vie de famille sont réduites, voire sacrifiées au dépend des engagements formatifs et/ou professionnels. Si l’on analyse les réponses selon le genre, l’on constate que les étudiantes évoquent davantage le fait de devoir abandonner, limiter leur participation à des activités de loisirs, etc. Très peu d’étudiants ont évoqué cette tension. Ces quelques observations semblent confirmer que le type d’arbitrages effectués par manque de temps reflète la division des rôles entre hommes et femmes.