Cohabiter avec le vivant : l'architecture au service des continuités écologiques

(2026)

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Nous traversons actuellement une crise écologique majeure. En effet, six des neuf limites planétaires ont déjà été franchies. Parmi elles, l’érosion de la biodiversité : une limite silencieuse, mais dont les conséquences menacent l’ensemble de l’écosystème planétaire. Ce mémoire interroge le rôle de l’architecte face à cette crise : comment celui-ci peut-il cesser de construire contre le vivant, pour apprendre à construire avec lui ? À travers l’exploration d’une friche ferroviaire, ce travail trace une nouvelle voie. En s’appuyant sur les concepts de corridors écologiques et de Tiers paysage, il interroge la capacité de l’architecture à devenir un maillon actif des continuités écologiques ainsi qu’un espace de cohabitation entre les besoins du vivant et les usages humains, trop longtemps opposés. Le projet architectural qui en découle, « La treille habitée », incarne cette ambition : un bâtiment sur pilotis qui libère le sol à la faune et à la flore, des espaces indécis laissés à la colonisation spontanée, des espaces qui ne séparent plus le domestiqué du sauvage, mais les font se rencontrer. Cohabiter avec le vivant, c’est accepter qu’il déborde, qu’il colonise, qu’il surprenne. C’est concevoir des espaces qui évolueront avec le temps, et faire de l’imprévu non pas un échec, mais la preuve que le projet est vivant.