La banalité du mal par Hannah Arendt : une complémentarité possible avec la criminologie ?
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- L’année 2025 commémore les 80 ans de la Seconde Guerre mondiale. Une personnalité a fait la une des journaux pour son procès à Jérusalem dans une cage de verre : Adolf Eichmann, l’expert en émigration juive. Une réflexion parcourut alors l’assemblée le premier jour du procès : Eichmann avait une apparence ordinaire pour un génocidaire… L’organisateur des déportations de millions de juifs est devenu le personnage central d’une « leçon » que l’on doit à la philosophe Hannah Arendt. Cette théorie connue sous le nom de « banalité du mal » a pour objectif d’analyser les crimes extraordinaires commis par des gens ordinaires dotés d’une absence de pensée. L’objectif de ce mémoire est d’établir un état de l’art de la pensée philosophique d’Arendt en lien avec la criminologie. Après de nombreuses controverses et soutiens à l’auteure, il est intéressant d’examiner la banalité du mal du point de vue des concepts de la psychanalyse. Hannah Arendt apporte nuances et divergences à des notions plutôt restrictives. La philosophe permet également de revoir le rôle des expertises et leurs fonctionnements. Tout cela menant à une réflexion découlant de la théorie de la banalité du mal : la clinique de l’extraordinaire…