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Barvaux_0921-23-01_2026_Annexe1.pdf
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- Dans les Pays-Bas méridionaux du XVIIe siècle, l’orfèvrerie sacrée constitue un phénomène artistique très important. À la suite des troubles religieux du XVIe siècle, sous l’impulsion de la Contre-Réforme catholique et du concile de Trente, de nombreuses pièces liturgiques sortent d’ateliers d’orfèvres comme ceux d’Anvers, Namur, Liège ou Huy. La réalisation technique, le programme iconographique et l’organisation de l’espace rivalisent avec les plus belles réalisations de la peinture ou de la sculpture de l’époque. Derrière les poinçons de maître se cachent des orfèvres dont la biographie nous échappe et dont l’œuvre attend encore d’être analysée. Ainsi, Henry Dardenne, orfèvre actif au XVIIe siècle, compte parmi ces artistes qui sont restés longtemps anonymes. Il est connu grâce à son poinçon « HD » qui figure sur une vingtaine d’œuvres conservées entre la province d’Anvers, de Namur, de Liège et du Hainaut. Les ostensoirs, pièces d’orfèvreries complexes et magnifiques de la liturgie chrétienne composent une partie de son corpus d’œuvres. Ce mémoire s’articulera autour de cinq parties. Une première partie aborde le contexte de l’orfèvrerie dans les Pays-Bas méridionaux au XVIIe siècle, de la situation politique et religieuse à l’organisation des corporations des métiers, en passant par la clientèle et le rôle moteur de la Contre-Réforme dans les commandes artistiques. La seconde est consacrée à l’artiste lui-même, Henry Dardenne, à ses origines hutoises, à sa période anversoise et namuroise, et à un catalogue de ses œuvres. La troisième étudie la messe eucharistique et l’ostensoir. Elle retrace la théologie de l’élévation, l’institution de la Fête-Dieu et l’évolution typologique de l’ostensoir. La quatrième partie examine le programme iconographique de l’artiste, à travers deux œuvres, l’ostensoir de l’église Saint-Jean-Baptiste de Namur et celui de l’église Saint-Jean l’Evangéliste de Liège. La cinquième section replace l’orfèvre au sein du contexte artistique de son temps, à travers les représentations peintes et gravées d’ostensoirs d’artistes contemporains, et la comparaison avec des œuvres de la même époque et du même lieu de production qu’Henry Dardenne, ainsi que celles de son père.