Analyse des facteurs défavorables à la promotion de la femme au sein de la fonction publique de la ville province de Kinshasa.
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- Depuis le XXème siècle, nous assistons au fil des ans à une augmentation remarquable de la main-d’œuvre de la femme sur le marché du travail. Une ère particulièrement marquée par une progression du nombre de femmes ayant un niveau d’éducation élevé et possédant une expertise avérée. Bien que de plus en plus présentes au sein des institutions publiques, les femmes demeurent victimes de discriminations qui les empêchent de prétendre aux mêmes opportunités de carrière que les hommes et éprouvent des difficultés à s’élever dans la hiérarchie des administrations pour atteindre des postes de cadre supérieur. Belghiti-Mahut (2004) précisait à ce titre que même dans les structures les plus influentes, la proportion des femmes dans des postes de direction est en général de 2 à 3%. Force est de constater que ces inégalités subies par les femmes semblent être « universelle », loin donc d’être la caractéristique d’un pays ou d’une région en particulier. En effet, même au sein des nations développées, les problèmes d’inégalités sont persistants (Naji, 2014). Des études récentes menées par Catalyst1 apportent un appui statistique à ce constat et soulignent l’existence de barrières semblables tant pour les femmes européennes que les femmes nord-américaines. Cependant, dans les pays en voie de développement, les femmes font également face à d’importants problèmes pour garantir leur emploi (Naji, 2014). La République Démocratique du Congo n’échappe pas à ce phénomène. Un constat est donc posé, dans d’innombrables pays, les femmes font face à des défis lorsqu’il s’agit de grimper dans l’échelon hiérarchique sur le lieu de travail. Ce travail de recherche vise donc à énumérer les facteurs qui contraignent la promotion de la femme au sein de la fonction publique de la ville province de Kinshasa. Parmi ces facteurs, nous pouvons citer : Les nombreuses responsabilités familiales qui incombent aux femmes, les rôles que la société confère aux femmes, le non-application des politiques d’égalité mises en place, l’insuffisance en termes de contrôle et d’application de la législation. Nous avons donc pu observer que ce sont aussi bien, les mécanismes de fonctionnement des institutions, que la socialisation des individus (Landrieux, 2003) ou encore un héritage culturel (Mead,1955) qui interviennent dans la construction de ces facteurs.