La détection des maladies neurodégénératives, touchant le langage, par les médecins généralistes (en soins de première ligne).

(2026)

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Certaines maladies neurodégénératives peuvent se manifester très tôt par des changements subtils du langage. Pourtant, en médecine générale, ces signes restent encore peu exploités dans la détection précoce. Ce mémoire explore la place des signes langagiers dans le raisonnement clinique des médecins généralistes en soins de première ligne, à partir d’une enquête menée auprès de praticiens exerçant en Belgique francophone. Les résultats montrent que, si le langage est largement reconnu comme un signal d’alerte pertinent, il reste inégalement intégré dans la pratique quotidienne. Cette difficulté semble moins liée à un manque d’intérêt qu’à des contraintes concrètes de la consultation (temps, priorisation des motifs, outils disponibles) et à des facteurs de formation. L’étude met également en évidence l’existence d’outils langagiers simples, compatibles avec la première ligne, mais encore largement méconnus. Ces constats soulignent l’intérêt de renforcer la place du langage comme indicateur clinique précoce des maladies neurodégénératives, au cœur de la pratique du médecin généraliste.