Comment la communication interne peut-elle prévenir les risques psychosociaux, en particulier le burnout, chez l’ensemble du personnel hospitalier ?
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- Ce mémoire est né d'une question simple, surgit au fil d'un stage dans un hôpital à Bruxelles : est-ce que la façon dont une institution communique à ses équipes peut vraiment changer quelque chose à leur bien-être ? En Belgique, près d'un travailleur sur deux présente un risque élevé d'épuisement émotionnel, et le secteur hospitalier est l'un des plus touchés. Pourtant, derrière les chiffres, ce sont des hommes et des femmes qui font face chaque jour à des conditions de travail exigeantes, souvent dans un sentiment d'isolement et de manque de reconnaissance. C'est ce vécu humain que ce mémoire a cherché à comprendre. En donnant la parole à six acteurs aux regards très différents de l'institution. Ce travail met en lumière une réalité frappante : les outils de communication existent, mais ils n'atteignent pas toujours ceux à qui ils sont destinés. Les e-mails passent inaperçus, l'intranet reste peu consulté et c'est finalement le bouche-à-oreille qui prime. Ce fossé entre la communication institutionnelle et les pratiques réelles du terrain n'est pas anodin : il dit quelque chose d'essentiel sur ce qui manque. Ce mémoire montre que la communication interne peut jouer un rôle protecteur face au burnout, à condition d'être pensée différemment. Plus humaine, plus proche de la réalité des soignants. Parce que dans un secteur où l'épuisement professionnel est devenu structurel, repenser la façon dont on communique n'est pas un détail. C'est une nécessité !