Influence du statut socio-économique et de l’environnement social des adolescents sur l’utilisation des réseaux sociaux : Analyse en contexte belge

(2025)

Files

Lefebvre_06751800_2025.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 2.19 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Contexte : L’utilisation des réseaux sociaux (RS) commence généralement dès le début de l’école secondaire et se majore au fur et à mesure que l’adolescent grandit. Les adolescents sont donc nombreux à les utiliser. Ainsi, les recherches s’intéressant aux effets des RS sur la santé des adolescents et aux facteurs influençant leur utilisation se multiplient. Parmi les facteurs récurrents, figurent notamment le statut socio-économique (SSE) et l’environnement social des adolescents (E.S.). Cependant, leurs influences respectives sur l’utilisation des RS ne semblent pas homogènes et peuvent varier en fonction du contexte. L’objectif de cette recherche est donc d’effectuer une analyse quantitative afin d’examiner la relation entre le SSE, l’environnement social des adolescents et l’utilisation des médias sociaux en contexte belge. Cela afin de répondre à la question suivante : les différences d’utilisation des RS selon les groupes socio-économiques sont-elles dues à l’environnement social des adolescents ? Méthode : À l’aide de données issues de la base HBSC (Health Behaviour in School-aged Children), reprenant les réponses de 8154 adolescents belges (francophones et néerlandophones) âgés de 11 à 15 ans, nous avons effectué des régressions linéaires multiples. La variable dépendante est l’utilisation problématique des RS (mesurée par la Social Média Disorder Scale) et les variables indépendantes sont le SSE, l’E.S. et le sentiment d’appartenance à l’école. Nous avons également analysé les effets confondants et modérateurs entre différents prédicteurs. Résultats : Nous pouvons dire que certains résultats diffèrent entre la Flandre et la Fédération Wallonie Bruxelles, ce qui implique que le contexte régional peut avoir une influence. Par exemple, les élèves francophones semblent plus sensibles au besoin de soutien social pour éviter l’utilisation problématique des RS que les élèves néerlandophones. Concernant le SSE, les coefficients indiquent que les variations de prévalence de l’utilisation problématique des RS entre les SSE sont minimes dans notre échantillon. En effet, nos résultats suggèrent que les différences de SSE seules n’expliquent pas l’utilisation problématique : il faut tenir compte du rôle de l’environnement social, dans lequel les différences de SSE s’inscrivent. Par ailleurs, lorsqu’on étudie les effets de l’environnement social sur l’utilisation problématique des RS, il est important de tenir compte du vécu de l’adolescent par rapport à l’école. Ainsi, en fin de compte, pour les adolescents, ce n’est pas tant le fait d’appartenir à une famille aisée ou peu aisée qui influence le risque de développer une utilisation problématique des RS, mais plutôt la qualité de leur environnement social, ainsi que la façon dont ils vivent la scolarité.