Comment des élèves de 6e secondaire de Belgique, auxquels on demande d’imaginer des récits futuristes envisagent-iels des manières possibles de répondre aux impératifs anthropologiques actuellement remplis par les familles ?

(2025)

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Dans un contexte de crise écologique, ce mémoire interroge la manière dont des élèves de 6e secondaire imaginent, au travers des récits, des formes futures de vie affective et familiale. La question de recherche est la suivante : Comment des élèves de 6e secondaire de Belgique, auxquels on demande d’imaginer des récits futuristes envisagent-iels des manières possibles de répondre aux impératifs anthropologiques actuellement remplis par les familles ? L’hypothèse centrale est que, dans ce contexte d’incertitude, les élèves sont susceptibles de projeter des formes alternatives de « faire famille », en dehors du modèle nucléaire classique, en valorisant des liens choisis, communautaires ou solidaires. L’analyse des 44 récits, produits dans le cadre scolaire, met en évidence la prédominance du modèle nucléaire conjugal, mais aussi l’émergence de configurations variées : familles monoparentales, recomposées ou encore collectifs d’amis soudés par une expérience commune. Ces récits fictionnels traduisent une tension entre la persistance d’un modèle rassurant et la volonté d’explorer d’autres manières de vivre ensemble. Ils témoignent d’un imaginaire adolescent en mutation, où l’espoir, la solidarité et la quête de sens demeurent centraux. Ce travail souligne ainsi le rôle fondamental des récits dans la projection de soi et dans l’élaboration de « leitbilder », des visions mobilisatrices du futur, indispensables pour accompagner les transformations sociales et écologiques à venir.