L'influence de l'équilibre agoniste - antagoniste des muscles inverseurs et éverseurs de la cheville dans les problèmes de tendinopathies achilléennes

(2014)

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Sujet : Les facteurs prédictifs de la tendinopathie achilléenne sont multiples, certains sont validés, d’autres sont encore sujets à la contestation quant à leur implication réelle dans la pathologie. C’est le cas du déséquilibre musculaire. Plusieurs études se sont penchées sur le déséquilibre des muscles fléchisseurs plantaires et dorsaux de la cheville, mais aucune ne s’est intéressée aux inverseurs et éverseurs de la cheville. Pourtant, certaines études montreraient des liens entre ces muscles et la tendinopathie achilléenne. Objectif : Le but de ce mémoire sera de tenter de mettre en évidence l’éventuelle relation entre cette pathologie et les muscles inverseurs et éverseurs de la cheville. Méthodes : L’expérimentation s’est déroulée à l’aide d’une machine d’isocinétisme. Au total, 14 patients furent sollicités dans cette étude. Ceux-ci se sont vu soumettre trois tests isocinétiques. Deux en concentrique, à 30 et 120°/s, un dernier en excentrique à 30°/s. Les critères d’inclusion à notre expérimentation étaient les suivants : diagnostic de tendinopathie achilléenne unilatérale depuis un maximum de 6 mois, être âgé de 18 à 65 ans. Résultats : Malgré l’absence de résultats significatifs, il a tout de même été observé que le ratio de la cheville pathologique était supérieur pour toutes les vitesses angulaires, en particulier pour la contraction excentrique à 30°/s. Les éverseurs et inverseurs de la cheville pathologique sont plus faibles que ceux de la cheville saine sauf lors de la contraction excentrique. La force des inverseurs et éverseurs de cheville tend à diminuer avec l’augmentation de la vitesse angulaire, notre étude montre que cette diminution est plus importante pour les éverseurs de cheville, saine comme pathologique, et montre aussi une diminution de force plus importante pour les inverseurs de la cheville pathologique par rapport aux éverseurs de cette même cheville. Conclusion : En dépit de résultats significatifs, quelques différences ont néanmoins été mises en évidence pour la cheville pathologique des patients avec tendinopathie achilléenne. Cela signifie donc que ce facteur prédictif n’est pas encore à exclure et qu’une étude avec plus de moyens et de sujets pourrait obtenir de meilleurs résultats.