Evaluation par dosage urinaire d’antibiotique chez des sujets sains, d’une nébulisation associée à une ventilation non invasive effectuée au moyen d’un ventilateur à circuit monobranche : comparaison entre le mode expiratoire et le mode continu

(2016)

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Durant une nébulisation associée à une ventilation non invasive sur circuit monobranche, la dose médicamenteuse nébulisée lors de l’expiration est retenue dans le circuit pour ensuite être délivrée durant la phase inspiratoire suivant l’expiration. Cet « effet réservoir » pourrait potentiellement améliorer le dépôt médicamenteux au niveau des poumons. Le but de cette étude est de comparer le dépôt pulmonaire des particules médicamenteuses inhalées, au moyen d’un nébulisateur à tamis vibrant 1) durant la synchronisation au cycle expiratoire et 2) durant le mode continu traditionnel chez des sujets sains. Matériel et méthode : Un système expérimental d’administration d’aérosol a été utilisé, comprenant un nébulisateur à tamis vibrant, un prototype de module de contrôle (afin de synchroniser la nébulisation au cycle expiratoire) et un capteur de pression connecté à la sortie du ventilateur (entre le circuit et le ventilateur) via un adaptateur en T. Ce système expérimental était associé au ventilateur à deux niveaux de pression (BiPAP), utilisé avec un circuit adulte monobranche, une valve de fuite passive et un masque facial. Une solution d’amikacine (250 mg/3mL) a été nébulisée chez 6 sujets sains. Le dépôt pulmonaire était évalué via la mesure de l’excrétion urinaire d’amikacine. Résultats : Le dépôt pulmonaire pour les deux modes testés n’était pas significativement différent (mode expiratoire : 8,74 ± 3,83 mg vs mode continu : 10,31 ± 4,69 mg ; p = 0,555). La durée moyenne de nébulisation était légèrement plus élevée en utilisant le mode expiratoire par rapport au mode continu (9,33 ± 0,82 min vs 7,5 ± 1,38 min). Conclusion : Lors de nébulisations associées à une ventilation non invasive effectuée au moyen d’un ventilateur à circuit monobranche et synchronisée au cycle respiratoire, aucune différence significative n’a été observée entre le mode expiratoire et le mode continu traditionnel.