La prescription sociale : Un sens pour la médecine générale en Belgique ? Étude pilote qualitative auprès des médecins généralistes et des patients de la maison médicale d'Ougrée

(2023)

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Objectifs : Dans une société où la population est vieillissante et les maladies chroniques de plus en plus présentes, le modèle bio-psycho-social prend tout son sens au sein des soins de santé primaires. Les déterminants sociaux de la santé occupent d’ailleurs une place grandissante en médecine de première ligne où la demande de soins holistiques est croissante. (1) Par conséquent, le modèle de « Social Prescribing » ou prescription sociale, introduit dans de nombreux pays ces dernières années, permet l'intégration des soins non médicaux dans le système de soins de santé primaires sans surcharger le professionnel de santé. (2) Cette étude définit la prescription sociale et évalue un projet pilote mis en place en Belgique en 2022 pour tester le modèle en ciblant la prescription d’activité physique. Finalement, elle discute des forces et des faiblesses du modèle afin d’envisager sa mise en place en Belgique. Méthode : Le projet pilote consistait en une promotion de la prescription sociale par les médecins d’une maison médicale. La démarche amenait les patients à une rencontre avec un agent de liaison pour un bilan de littératie physique. Le but de cette étude était donc d'explorer, qualitativement, les opinions des patients et des professionnels de soins de santé primaires de la maison médicale à propos de la démarche proposée. Les résultats proviennent d'un entretien semi-directif avec les patients et les médecins impliqués dans la démarche. Résultats : Les forces motrices du projet pilote incluent une prise en charge holistique centrée sur le patient, un renforcement du bien-être psychique et physique, et une responsabilisation du patient sur sa santé. En outre, le projet soutient une approche préventive. Les faiblesses sont toutefois nombreuses, notamment celles qui concernent les normes et la durabilité du modèle, la disponibilité des services offerts, le soutien financier et le faible engagement des participants. Conclusion : Cette étude met en évidence des lignes directrices dans le but d’introduire le modèle dans la pratique des soins de santé primaires en Belgique. Bien que le projet montre des limites, le modèle théorique reste prometteur et ouvre de nouveaux horizons potentiels pour la pratique de la médecine générale en Belgique.