Insuffisance mitrale dégénérative : Étude comparative de deux techniques chirurgicales
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- Depuis 2012, notre centre spécialisé dans la réparation de valve mitrale s’est procuré un robot DaVinci permettant d’effectuer des opérations cardiaques robotiques minimalement invasives. La finalité de notre étude est de comparer deux techniques de réparation chirurgicale de valve mitrale à savoir la chirurgie robotique minimalement invasive et la chirurgie conventionnelle par stéréotomie. La chirurgie robotique est une nouvelle technique. De ce fait il y a encore très peu de bases de données comparant les deux techniques chirurgicales, raison de cette étude. Nous avons effectué une étude comprenant des patients avec une insuffisance mitrale dégénérative détectée par une échocardiographie TT 2D. Nous avons comparé les résultats obtenus des patients ayant eu une chirurgie par sternotomie entre janvier 2000 et décembre 2012 et entre janvier 2012 et décembre 2017 pour les patients qui ont subi une réparation de la valve par chirurgie robotique. Suite aux critères d’exclusions, notre population d’étude comprenait au final 302 patients minimalement symptomatique sur lesquelles nous avions une base de données complète. La mortalité opératoire (définie comme la mortalité au cours des 30 premiers jours post opération ou en cours d’hospitalisation) fut de 1% chez les patients opérés par sternotomie (2 patients) ; Elle fut nulle chez ceux opérés par robot (p=0.2.) En ce qui concerne la survie à moyen terme (4 ± 3 ans), un total de 16 morts fut observé (5.3%), avec une mortalité moindre dans le groupe de patients avec chirurgie robotique (± 2% ; 2 des 128) en comparaison avec le groupe de patients avec sternotomie (±8% ; 14 des 174 ; p=0.013). Concernant l’absence de récidive d’insuffisance mitrale à 3 ans, celle-ci est de 96 ± 2% chez les opérés par sternotomie contre 86 ± 5% chez les opérés par robot (p=0.004). Il n’y a pas de différence significative quant au taux de réopération (99 ± 1% pour le groupe opéré par sternotomie contre 96 ± 1% pour celui avec chirurgie robotique (p=0.057). A ce stade-ci, nous ne pouvons donc pas conclure à un taux supérieur de réopération dans le groupe de chirurgie robotique. Notre étude suggère que la chirurgie robotique, minimalement invasive, est associée avec d’excellents résultats de survie à moyen terme et ne présente pas de différence statistiquement significative avec la chirurgie traditionnelle par sternotomie. La chirurgie robotique n’est pas significativement associée à plus de réopération mais bien à un taux supérieur de récidive d’insuffisance mitrales.