L'efficacité de l'entraînement des muscles respiratoires chez des patients victimes d'accident vasculaire cérébral - Revue systématique

(2021)

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OBJECTIFS : L’AVC est une affection grave qui cause diverses faiblesses et complications. Cette revue systématique a pour but principal d’évaluer l’efficacité de l’entraînement des muscles respiratoires (RMT) chez les patients cérébrolésés. Le deuxième objectif consiste à comparer les effets d’une intervention de courte ou longue durée. Enfin la notion d’adhésion au traitement a également été abordée et observée. METHODE : Sur base d’une équation réalisée en suivant les critères PICOS, la recherche documentaire s’est déroulée à travers 3 bases de données électroniques : Pubmed, Embase, PEDro. Des critères d’éligibilité ont été élaborés à partir des critères PICOS. De plus, uniquement les articles rédigés intégralement en anglais ont été retenus. RESULTATS : Après l’application des critères d’éligibilité sur les 1785 articles de base, 17 essais contrôlés randomisés ont finalement été sélectionnés. Ces essais incluent principalement des interventions IMT, EMT et IEMT mais certains l’ont également associé à un traitement supplémentaire. Des résultats significatifs ont été relevés pour le groupe interventionnel RMT comparativement au groupe contrôle pour la force (PIM/PEM) et l’EMI, la fonction respiratoire (CVF, VEMS, DEP), la marche et les activités de la vie quotidienne mais pas pour la dyspnée à l’effort, la fatigue et les complications respiratoires. CONCLUSION : Corroborant aux précédentes publications, le RMT a montré son efficacité sur la force et l’endurance des muscles respiratoires, la fonction pulmonaire, la marche et les activités de la vie quotidienne chez les patients victimes d’AVC. Cependant, le travail abdominal et la stimulation abdominale en association avec le RMT montrent des résultats supérieurs au RMT seul. D’autre part, une intervention supérieure à 4 semaines permet des améliorations plus importantes. Enfin, la notion d’adhésion a été abordée dans très peu d’études mais des facteurs comme la fatigue, le manque de temps ou l’ennui peuvent influencer le traitement. Des investigations ultérieures sont nécessaires afin d’approfondir différents domaines.