Étude de la voie magnocellulaire et de la discrimination des lettres miroirs dans la dyslexie.
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- La dyslexie est un trouble d’apprentissage se caractérisant par des difficultés persistantes en lecture. Environ 7,10 % de la population serait concernée par ce trouble. Pourtant ses mécanismes et son origine posent encore question et diverses théories sont confrontées. Cette étude s’intéresse à l’une d’entre elles : la théorie magnocellulaire (elle postule un lien entre la dyslexie et une déficience de la voie magnocellulaire). Nous nous sommes donc demandé si les individus avec dyslexie obtenaient de moins bonnes performances dans les tâches qui évaluent la voie magnocellulaire. Nous avons également vérifié s’ils étaient bel et bien en difficulté lors de la discrimination de lettres miroirs d-b. De plus, nous avons tenté de déterminer le rôle de la voie magnocellulaire dans la détection des lettres miroirs. 25 enfants avec dyslexie ainsi que 35 enfants contrôles ont participé à l’expérience. Celle-ci était composée de deux tâches s’intéressant à la voie magnocellulaire et une concernant la discrimination des lettres miroirs. Les résultats n’ont pas démontré une déficience de la voie magnocellulaire chez les enfants souffrant de dyslexie. Pour la discrimination des lettres miroirs, les enfants avec dyslexie seraient moins précis et obtiendraient un taux d’erreurs plus élevé. Ils discriminent moins bien les lettres miroirs d-b que les enfants contrôles. Enfin, un lien est constaté chez les enfants avec dyslexie, montrant que des difficultés de discrimination des lettres miroirs sont liées à davantage d’activation de la voie magnocellulaire. Néanmoins, ce lien semble être influencé par plusieurs participants, il faut donc interpréter ces résultats avec prudence.