Bioindication de la naturalité forestière par les lichens épiphytes en Wallonie : Influences environnementales et locales

(2025)

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La forêt wallonne assure aujourd’hui de nombreuses fonctions pour l’humain, mais elle subit d’importantes pressions anthropiques. Pour assurer une protection efficace, il est essentiel d’identifier les forêts présentant un intérêt prioritaire, notamment à travers le concept de naturalité, qui décrit la proximité d’un écosystème à son état naturel potentiel. Cette naturalité peut être évaluée à l’aide de méthodes de bioindication basées sur les communautés de lichens épiphytes. Ce mémoire étudie l’influence des facteurs environnementaux et locaux sur la présence lichénique ainsi que l’hétérogénéité spatiale de cette présence, dans le but d’identifier les principaux éléments à considérer lors de l’élaboration d’un outil de bioindication de naturalité forestière. Cette étude repose sur les données issues de deux relevés lichéniques : le premier réalisé sur 36 sites représentatifs des forêts wallonnes à haute naturalité et le second sur quatre de ces sites. Les résultats montrent que tant le type de peuplement que les caractéristiques du support, notamment l’essence, influencent fortement la diversité et la composition lichénique. Les chênes et les chênaies se distinguent particulièrement par leur richesse spécifique, tandis que de nombreuses espèces présentent des affinités pour un peuplement ou une essence spécifique. Il en découle que l’outil de bioindication devra assurer une représentation équilibrée des types de peuplement et que le protocole de relevé devra privilégier une diversité en arbres échantillonnés. Par ailleurs, bien que l’hétérogénéité spatiale en matière de composition lichénique est faible, elle peut induire des résultats d’évaluation de naturalité différents. Enfin, un nombre élevé d’arbres est nécessaire pour capturer de manière représentative la diversité lichénique d’une forêt, mais ce nombre devra être ajusté en fonction des espèces indicatrices retenues.