Evaluation des facteurs de risque et protecteurs d’une évolution vers la démence de type Alzheimer dans une cohorte clinique de patients avec des troubles cognitifs légers.

(2021)

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Introduction La maladie d’Alzheimer touche environ 40 millions de personnes dans le monde. Le diagnostic est essentiellement posé pas les biomarqueurs dont le rapport Total Tau/ Amyloïde β est le plus sensible et spécifique. Il existe des facteurs de risque reconnus pour favoriser la survenue d’une démence tels que les antécédents cardio-vasculaires, de dépression, de traumatismes crâniens, les assuétudes (alcool/ tabac), la consommation de médicaments (BDZ) ainsi que les antécédents familiaux (à savoir la susceptibilité génétique APOE 4). Il existe également des facteurs protecteurs comme la réserve cognitive et cérébrale évaluées grâce au niveau socio-culturel. Par ce travail, nous avons voulu savoir si ces facteurs avaient un rôle prédictif au-delà de la présence de lésions mises en évidence par les biomarqueurs. Méthode Notre étude est une étude rétrospective balayant 280 patients entre 1998 et 2018 s’étant présentés à la Clinique de la Mémoire Saint-Luc. Nous avons regardé pour chacun la présence de facteurs de risque et protecteurs. Résultats Notre étude reprenait 31 contrôles et 249 patients divisés en 198 avec un MCI (92 MCI-nAD et 105 MCI-AD) et 51 présentant une maladie d’Alzheimer. Les facteurs de risque pris séparément ne montraient pas de réelles valeurs significatives. Nous avons dès lors regardé l’effet prédicteur cumulé des facteurs de risque et là non plus nous n’avons pu démontrer d’effet significatif. Toutefois, la positivité des biomarqueurs, l’âge et le MMSE sont de meilleurs prédicateurs de la maladie d’Alzheimer. Conclusion Notre étude, par de nombreux biais tels que la taille de l’échantillon de population, le manque d’informations reprises de manière systématique, n’a pas pu démontrer l’effet prédictif des facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer cités dans la littérature. Malgré tout, cela ne signifie pas que ces facteurs de risque n’augmentent pas le risque de développer une maladie d’Alzheimer.