Subjectivité énonciative dans les discours médiatiques : Le cas des articles descriptifs et éditorialisés des quotidiens français Le Figaro et Le Monde concernant la guerre israélo-palestinienne de 2023
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- La thématique sur laquelle porte notre étude s’intitule : « subjectivité énonciative dans les discours médiatiques : le cas des articles descriptifs et éditorialisés des quotidiens français Le Monde et Le Figaro concernant la guerre israélo-palestinienne de 2023 ». Elle s’inscrit dans une approche théorique plurielle, croisant la linguistique énonciative, la théorie de l’évaluation, la linguistique de corpus et l’analyse du discours. Conformément aux travaux d’Émile Benveniste et de Catherine Kerbrat-Orecchioni, la subjectivité est perçue ici comme l’empreinte du locuteur dans son énoncé, perceptible à travers différents marqueurs linguistiques. Ainsi, notre objectif a été de montrer comment la subjectivité se manifeste dans les genres descriptifs et éditorialisés des quotidiens Le Monde et Le Figaro. Pour cela, nous avons constitué un corpus de 60 articles répartis de manière équitable entre genres descriptifs et genres éditorialisés, issus de ces quotidiens. Ces articles couvrent la période d’octobre à décembre 2023. L’analyse repose sur une méthode mixte qui combine l’analyse qualitative et quantitative. Elle s’appuie sur une annotation précise des marqueurs de subjectivité (adjectifs évaluatifs et adverbes évaluatifs). Les résultats obtenus montrent la présence de la subjectivité dans les deux genres avec une fréquence plus élevée dans les articles éditorialisés. Ils mettent également en évidence les différences de traitement entre les médias. Le Monde utilise moins de marqueurs subjectifs tandis que Le Figaro emploie un lexique plus expressif et émotionnel. Ces écarts permettent de dire que la subjectivité journalistique est non seulement fonction du genre mais aussi tributaire des lignes éditoriales. Cette étude met ainsi en lumière les différents outils linguistiques à travers lesquels les journalistes posent leur regard sur le traitement du conflit israélo-palestinien de 2023, transformant le discours médiatique (loin d’être neutre) en un espace de positionnement et d’interprétation.