Burn-out et identité narrative : une approche par le récit de vie.

(2025)

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Annexe 1 La méthode d'analyse.pdf
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Annexe 2 Tableau faits saillants.pdf
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Annexe 3 Grilles des récurrences cliniques.pdf
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Annexe 4 Les valeurs de Rokeach.pdf
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Abstract
Le burn-out professionnel, expérience à la fois intime et sociale, a souvent été étudié pour en dégager l’étiologie, les critères diagnostiques, les retombées cliniques, ou encore les modalités de gestion en entreprise. Ce mémoire propose une approche qualitative au travers de la méthode du récit de vie. Clinique et narrative, elle mobilise les apports de Paul Ricœur (1983, 1985, 1990) sur l’identité narrative et de Michel Legrand sur la clinique biographique (1993). À partir de six parcours singuliers, cette recherche interroge comment le burn-out, au-delà d’une pathologie liée au travail, s’inscrit dans une dynamique existentielle. L’analyse qualitative, à la fois phénoménologique et menée par strates interprétatives, éclaire la singularité de chaque itinéraire tout en faisant émerger des résonances cliniques communes : surengagement, conflit de valeurs, solitude précoce, manque de reconnaissance institutionnelle ou familiale, puis reconstruction progressive autour d’une quête de sens revisitée. Elle croise la profondeur clinique de chaque récit avec une lecture transversale, où les motifs récurrents deviennent des indices de compréhension existentielle. Cinq hypothèses principales émergent de cette recherche : 1. Le burn-out apparaît comme une rupture de l'intrigue existentielle. 2. Le trouble de l'attachement semble être un facteur de vulnérabilité au burn-out. 3. Le burn-out peut être compris comme une expression différée d’un traumatisme. 4. Les valeurs jouent un rôle central dans le burn-out, tant dans son déclenchement que dans la reconstruction identitaire qui suit. 5. Le burn-out apparaît comme une tentative de transformation, ouvrant la voie à une réorganisation identitaire et existentielle. Ces hypothèses, issues de récits incarnés, ne prétendent pas à l’universalité mais proposent une lecture située, à hauteur d’humain. En se plaçant du côté de la subjectivité, ce travail cherche moins à définir le burn-out qu’à en écouter les traces laissées dans la vie des individus. À contre-courant des assignations strictement individuelles ou gestionnaires, cette recherche propose une compréhension du burn-out comme phénomène socio-clinique majeur. Elle plaide pour une écoute narrative engagée, capable de reconnaître la souffrance, d’en entendre les racines, et d’en accompagner les métamorphoses. Car parfois, dans la perte, se dessine une nouvelle manière d’être au monde.