RÉVOLUTION VERTE, ADAPTATIONS ET RÉSISTANCES AU RWANDA : ANALYSE DE L’EXPLOITATION ET DE LA GESTION DU PÉRIMÈTRE RIZICOLE DE KAGERA
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- A l’heure de la mondialisation et de la globalisation, la révolution verte a été au cœur des politiques publiques dans plusieurs Etats du monde avec l’appui de grandes fondations, multinationales et structures intergouvernementales. Au cours des décennies passées, la révolution verte dans sa phase d’industrialisation agricole a conduit à des résultats mitigés à travers le monde. Ces résultats sont ponctués de succès relatifs mais aussi et surtout de fortes résistances. Celles-ci sont souvent faites à travers des organisations paysannes ou encore à travers des agriculteurs opérant individuellement pour contrecarrer les divers changements de leurs pratiques agricoles. Face à cette dynamique, l’Afrique a, au début des années 2000, inauguré la « nouvelle révolution verte » en réaction aux échecs des expériences passées. Le Rwanda a en particulier intégré cette politique dans ses stratégies de développement dans l’optique d’augmenter la productivité de l’agriculture vivrière. La présente recherche a été faite dans le cadre d’un terrain précis situé dans le périmètre rizicole de KAGERA dans l’Est du Rwanda. Elle s’inscrit dans une analyse de terrain fondée sur les résistances des agriculteurs qui gèrent et exploitent ce périmètre dans le cadre de la politique de la transformation de l’agriculture. Au-delà des résistances, elle analyse les mécanismes socioéconomiques mis en place par les paysans dans l’adaptation aux changements agraires impulsés à travers la logique publique.