Le début d’une nouvelle ère pour le rail : comment les capacités des politiques publiques belges influencent-elles la transposition de la libéralisation ferroviaire ?

(2025)

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La libéralisation ferroviaire du secteur passager est une évolution inévitable à laquelle la Belgique se doit de s’adapter. Bien que l’entreprise ferroviaire de passagers SNCB soit bien établie dans le paysage ferroviaire belge, le pays doit mettre en œuvre et trouver des solutions pour transposer et implémenter les différentes directives européennes. L’objectif de ce mémoire, est de déterminer comment les capacités d’élaboration de politique publique belges influencent et sont influencées par la libéralisation et l’européanisation du secteur ferroviaire passager belge. La méthode de recherche se base sur une analyse thématique d’interviews avec des acteurs de la mobilité belge. C’est-à-dire que les réponses des interviewés seront mises en parallèle avec une revue de la littérature qui aura été effectuée au préalable. Cette revue de littérature couvrira trois grandes théories : la policy capacity, la libéralisation et l’européanisation. Selon les différentes personnes interviewées, il y a un manque assez considérable d’habilité de la part des pouvoirs publics. Ce manque d’habileté est d’abord politique, car le politique n’en veut pas et tente de retarder la libéralisation. Que ce soit en termes d’implémentation, mais aussi lors des discussions au niveau européen. Le manque d’habileté est aussi lié à un manque de capacité, car les pouvoirs publics manquent de moyens humains pour faire face à la charge de travail que représente l’implémentation des directives ferroviaires dans le domaine. Il est aussi question d’un manque de connaissance opérationnel du sujet de la part des pouvoirs publics et d’une interdépendance entre eux et l’opérateur ferroviaire historique. En conclusion, les résultats obtenus indiquent que les capacités d’élaboration de politiques publiques Belgique ne sont pas suffisantes que pour influencer l’élaboration de cette libéralisation et son implémentation. La libéralisation est donc perçue comme une fatalité réduisant la liberté de la Belgique à gérer ses propres politiques publiques de gestion de son réseau ferroviaire.