La gestion des pertes et gaspillages alimentaires, un facteur de durabilité sociale ou économique : Cas d’étude : La filière de la viande en Région Bruxelles-Capitale
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deVreese_Guillaume_23862000_2025.pdf
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- Ce mémoire analyse la gestion des pertes et gaspillages alimentaires (PGA) dans la filière de la viande vers la Région de Bruxelles-Capitale et en évalue les incidences sur la durabilité sociale et économique du système alimentaire urbain. S’inscrivant dans la recherche prospective BruFO2050, il vise à quantifier les chaines d’approvisionnement carnées vers Bruxelles et à identifier le devenir des PGA qui en résultent et les tensions associées. La démarche combine une analyse documentaire des flux avec des entretiens semi-directifs avec onze acteur·rice·s auprès d’abattoirs, distributeurs, applications « anti-gaspi », fédérations caritatives et pouvoirs publics. Les entretiens ont permis d’affiner une représentation croisée des chaines de valeur « viande » et « PGA », de localiser les principaux noeuds de tensions. Les résultats montrent une grande difficulté à quantifier la filière viande. Cependant, il semble que cette même filière produise très peu de PGA évitable avant la distribution des produits en boucherie et grandes surfaces. Ces PGA produits en fin de filière, principalement composés d’invendus, sont historiquement valorisés par l’aide alimentaire. L’arrivée de nouveaux·elles acteur·rice·s vient modifier ces dynamiques en créant de nouveaux débouchés pour les invendus. La discussion remet en question la réutilisation des invendus comme aide alimentaire : bien qu’elle réponde à une urgence, elle institutionnalise des produits de basse qualité et transfère la charge de la gestion des invendus aux associations. L’arrivée de nouveaux acteur·rice·s commerciaux·ales officialise encore plus ce sous-circuit composé de restes du système alimentaire classique.