Adaptation de l'exposition thérapeutique, selon l'apprentissage par inhibition, sur un cas d'acrophobie

(2025)

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Ce travail fait état de l'utilisation de l'exposition thérapeutique(ET) sur Rosalie (49 ans) présentant une acrophobie ( une variante de phobie spécifique). D'après la littérature scientifique, la méthode des ET sont des mieux indiqués pour le traitement des phobies. Elles s'avèrent efficaces pour le ciblage des comportements d'évitement (CE) responsables du maintien du symptôme. Parmi les variantes d'ET, nous avons porté notre choix sur l'ET basée sur l'apprentissage par inhibition. Celle-ci prend appui sur une littérature et des données empiriques qui viennent remettre en cause le paradigme ET par habituation. Ce dernier paradigme soutient que le traitement des phobies s'opèrent par l'extinction des associations entre le stimulus inconditionnel( US) (=aversif) et le stimulus conditionnel (CS) (neutre) grâce à des ET progressives couplées à l'apprentissage de relaxation visant à inhiber, par exemple la détresse liée aux réactions phobiques. Or les travaux de Bouton ont démontré qu'il ne peut y avoir d'extinction des associations entre US et CS que s'il y a apprentissage par inhibition. C'est-à-dire seulement si ces anciens apprentissages liées à la phobie sont contrebalancés par de nouvelles informations. Ce qui permet la consolidation d'un nouvel apprentissage récupérable en mémoire et qui permettrait de réaliser l'extinction. Se basant sur ces travaux ( Bouton, 1993), Craske et al (2008; 2014) établissent un protocole de l'ET par inhibition. Comme l'objectif de ces expositions consistent à stimuler l'apprentissage, celles-ci se veulent plus confrontantes que l'ET par habituation. Dans la mesure où ces ET demandent aux patients de se confronter au stimulus phobogène et ce, en renonçant aux objets et aux comportements contraphobiques, pour éviter de se distraire et d'optimiser leur apprentissage. Comme cet ET est confrontant, il pourrait mettre à mal l'engagement de certains patients et donc l'alliance thérapeutique. Le cas de Rosalie, acrophobe, très résistante à s'adonner à ce type d'ET, nous a donné à réfléchir quant à trouver un équilibre entre d'une part entre l'utilisation de l'ET par inhibition et d'autre part de préserver l'alliance thérapeutique. Celle-ci pouvant impliquer de s'adapter au rythme du/ de la patient(e) et peut-être de promouvoir, au préalable le sentiment d'efficacité personnelle.