Conception de peuplements mélangés innovants à l'aide du modèle HETEROFOR

(2026)

Files

Alsteens_43232100_2026.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 4.97 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
L’établissement des peuplements mélangés est sujet à différentes limites, dont le manque de guides clairs pour leur mise en place. Ce mémoire vise, à partir de la modélisation sylvicole, à décrire différents itinéraires sylvicoles pour différents mélanges, afin de mieux comprendre leur établissement à partir de la plantation. L’objectif est donc de décrire différents itinéraires sylvicoles permettant la survie du mélange dans le temps à partir de la plantation, pour différents objectifs du mélange (production, biodiversité et adaptation au changement climatique), différents agencements spatiaux et par conséquent différents degrés d’intimité, ainsi que différentes sylvicultures. L’établissement d’itinéraires sylvicoles pour les peuplements mélangés s’est effectué sur dix mélanges différents de deux essences, établis pour différents objectifs. Ces itinéraires sont développés depuis la plantation, testant six agencements de plantation différents et deux types de sylviculture (en plein et par arbre objectif). Le déroulement de ces itinéraires se fait grâce au modèle HETEROFOR, sur une durée de 74 ans. La variation de l’intimité lors de la plantation a un impact sur l’évolution de la proportion des essences dans les années qui suivent. Il en ressort que les essences jugées compatibles ne présentent pas de variation de l’indice de Pielou au cours des 74 ans. De ce fait, le maintien de la proportion des essences dans le mélange, lors de la variation de l’intimité et de la sylviculture, peut constituer une mesure de compatibilité. De plus, pour les mélanges peu compatibles, où une essence exerce une forte concurrence sur celle qui lui est associée, la diminution du degré d’intimité au sein du mélange et/ou une sylviculture par arbre objectif favorisent le maintien du mélange. Concernant l’évaluation de la biodiversité du mélange, de par le modèle utilisé, le nombre de dendromicrohabitats observés sur le peuplement dépend fortement du nombre de tiges présentes sur celui-ci, favorisant ainsi la sylviculture en plein conduisant à une densité de tiges supérieure.